Internet1

Un article intéressant de Fabien Jannic-Cherbonnel sur Slate.fr sur les nouveaux noms de domaine qui étaient censés révolutionner le net.

Des adresses web en .bzh ou .paris, vous en avez vu beaucoup? Souvenez-vous, il y a un peu plus d’un an, les internautes pouvaient enfin s’affranchir des .com et autres .fr pour leurs noms de domaine. Sauf qu’un an plus tard, explique Quartz, la majorité des nouveaux sites internet restent fidèles à l’extension en .com.

Pourtant, ces domaines de premiers niveaux (le domaine de premier niveau est le dernier label du nom de domaine, comme le .fr dans Slate.fr) promettaient d’apporter un peu de diversité dans nos adresses web.

On connaît le .paris ou plus récemment le .alsace en France, mais le .social ou le .tokyo sont aussi disponible. En tout ce sont 400 nouveaux domaines de premier niveau –dont 300 disponibles à l’enregistrement, les autres étant réservés à des institutions, comme par exemple le .gouv– qui sont désormais disponible.

Mais un an plus tard, le pari de la diversité est raté. Les centaines d’extensions disponibles ne comptent que pour 4,1 million des enregistrements –dans le même temps .com et .net cumulent 26 millions d’enregistrements de nouveaux domaines.

Déjà, en 2013, Pierre Col s’interrogeait sur ZDNet de l’utilité de la création de ces nouveaux domaines de premier niveau:

«Le résultat économique de la création de ces TLD locaux me paraît tout à fait aléatoire (…) pour ma part, j’ai du mal à croire que Paris, ville la plus visitée au monde, dont le nom est synonyme d’élégance, de luxe et d’art de vivre sur toute la planète, ait vraiment besoin d’avoir son .paris pour augmenter sa notoriété ou pour attirer plus d’entreprises…»

Si Quartz qualifie la nouvelle «de révolution ratée», pour Richard Tindal, co-fondateur de Donuts, une entreprise qui gère justement ces nouvelles extensions, on aurait tort d’enterrer trop vite les .sexy et autres .ooo:

«Nous sommes satisfaits par la réponse que nous avons obtenue. La moitié de nos enregistrements provient de l’extérieur des Etats-Unis, la plupart de petites entreprises. C’est un pari à long terme.»

Pour l’instant, les nouveaux domaines comptent pour 10% des enregistrements comptabilisés par Donuts. La faute, selon Tindal, au prix plus élevé de ceux-ci.

Comme l’explique The Register, ces histoires d’achat de domaines de premier niveau concernent surtout les entreprises comme Donuts. La Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, qui gère les noms de domaines, avait d’ailleurs annoncé se battre contre ces entreprises qui monopolisent les adresses de sites web. Slate vous parlait d’ailleurs de ces abus en octobre 2014.

Pour Quartz, la démocratisation de ces nouveaux noms de domaine ne sera atteinte que lorsque «ceux avec le potentiel le plus fort, comme .news, .app et .music, seront disponible courant 2015».

Source:
.bzh, .tokyo ou .paris: la révolution des nouveaux noms de domaines n’a pas encore eu lieu | Slate.fr.